28 avril 2026

Paul-Émile Borduas et Olivier Maurault, PSS

Paul-Émile Borduas et Olivier Maurault

Saviez-vous que 20 ans avant de signer le Refus global, Paul-Émile Borduas se destinait à une carrière de décorateur d’église, à l’instar de son maître Ozias Leduc? C’est grâce au soutien financier offert par le sulpicien Olivier Maurault, ami de Leduc et amateur d’art, que Borduas peut aller poursuivre sa formation en France, notamment aux Ateliers d’art sacré de Maurice Denis et de Georges Desvallières.

À son retour d’Europe en 1930, en pleine crise financière, Borduas ne parvient pas à trouver du travail comme décorateur. Devenu directeur de l’Externat classique de Saint-Sulpice (Collège André-Grasset), Olivier Maurault renouvelle son appui au peintre en l’embauchant comme professeur d’art. Le sulpicien est probablement aussi à la source de la commande, par le collège, d’un tableau représentant saint Thomas d’Aquin que Borduas livre en 1934. Le peintre demeure au service du collège classique sulpicien jusqu’en 1943, date à laquelle il offre à son ancien mécène un exemplaire dédicacé de la monographie que vient de lui consacrer Robert Élie.

Cet exemplaire du Borduas (L’Arbre, 1943) de R. Élie fera partie des documents présentés dans l’exposition qui accompagnera la journée d’étude sur Olivier Maurault, PSS, qui se tiendra le 14 mai prochain à 13h00 au Domaine du fort de la Montagne (2065, rue Sherbrooke Ouest).

Références :

Paul-Émile Borduas, Saint Thomas d’Aquin lisant, 1934, huile sur toile, 55,5 x 86,1 cm, PSSM, 2002.0991. Photo : Musée des beaux-arts du Québec, Christine Guest.

Lettre de Paul-Émile Borduas à Olivier Maurault, PSS, 31 décembre 1928, PSSM, Fonds Olivier Maurault, PSS, P0002:E.2-23.

Carte professionnelle de Paul-Émile Borduas, annotée par Olivier Maurault, PSS, avant septembre 1928, PSSM, Fonds Olivier Maurault, PSS, P0002:E.7-01.

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