12 juin 2026

Plat à ragoût parisien de 1740-1741

Ce plat à ragoût en argent massif a été fabriqué à Paris par l’orfèvre Claude Lisonnet en 1740-1741. On ignore comment il est arrivé chez les Sulpiciens à Montréal!

Il était utilisé pour servir, à table, des mets en sauce. Rare en Nouvelle-France, cette lourde pièce d’argenterie n’était pas pour toutes les bourses. L’étude des armoiries qui y sont gravées a permis de le lier à la grande et fameuse famille des Legardeur. Il reste cependant à identifier l’époux, représenté par une licorne sur le blason.

Le monogramme GCJ, également gravé sur le plat, n’a pas encore pu être identifié. On retrouve le même sur des chandeliers en argent datant de 1777-1778, qui figurent aussi dans la collection des Sulpiciens.

Quelques pistes déjà balisées ici (https://rd.uqam.ca/Delezenne/NouvelleFrance.html#Plat) pourraient aider à résoudre les quelques énigmes restantes. Beau projet de recherche…

Collaboration spéciale : Robert DEROME, professeur honoraire d’histoire de l’art, Université du Québec à Montréal. 12 mai 2026.

Références :

Claude Lisonnet (actif en France de 1736 à 1761), Plat à ragoût armorié, 1740-1741, argent, 48 x 42 x 9,8 cm, Les Prêtres de Saint-Sulpice de Montréal, 2016.0924. Photos : Idra Labrie, MNBAQ.

John Scofield (actif en Angleterre de 1776 à 1799), Flambeaux, argent, 39,5 x 12,3 cm, Les Prêtres de Saint-Sulpice de Montréal, 2016.0569.1-2.

Robert Derome, « Un plat à ragoût, compagnon naturel de la cuiller à ragoût ou à servir, portant blason d’une des filles Legardeur jumelé à une licorne », https://rd.uqam.ca/Delezenne/NouvelleFrance.html#Plat.

 

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